An zéro, deuxieme edition.

An zéro, deuxieme edition.


« Voilà, plus tard on aura habite cette ville, on aura marche dans ces rues, on aura été au bout des perspectives. On aura connu ces bâtiments, on aura vécu
des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l'aura pris dix, vingt, mille fois. Au bout d'un moment, tout ca nous appartient parce qu'on y a vécu. C'est ce qui allait m'arriver, mais je le savais pas encore. Apres, bien après, quand on est revenus a Paris, toute galère est devenue une aventure extraordinaire, il y a toujours ce truc idiot ou les pires jours d'un voyage, les expériences les plus ratées sont celles qu'on raconte le plus après aux autres. »


Cedric Klapisch, l'Auberge Espagnole.


C'est ce qui m'est arrive pendant un an tres loin d'ici, et ce qui me manque actuellement.


# Posté le dimanche 26 octobre 2008 15:49

Ce qui me meut.

Ce qui me meut.

En voyant cette fille, magnifique, je me suis dit que c'était vraiment horrible la beauté.
Et puis ra
joutée à la jeunesse c'est carrément injuste, presque indécent. J'observais son visage, ses sourcils, ses yeux, sa bouche, elle avait un visage sublime.
Je m
e suis dit mais pourquoi, pourquoi elle... Pourquoi elle, elle était aussi belle et pourquoi les gens autour sont pas... ils sont pas moches, disons qu'ils sont banals, invisibles.
Il y a quelque chose d'affreux la dedans, c'est vraiment dégueulasse la beauté.”

"Paris" de Cédric Klapisch.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 04 septembre 2008 16:21

Relents.

Relents.


Marie n'aime pas les gens qui ecornent les pages des livres pour reperer ou ils en ont arrete la lecture.


Marie aime l'odeur des vieux livres et celle des garages.


Marie n'aime pas les geraniums.

Marie aime le bruit du vent dans les feuilles, et celui du papier qui crisse sous la plume.


Marie n'aime pas les oreillers moelleux.

Marie aime etre en partance.


Marie n'aime pas etre sur le retour.

Marie aime les photomatons en noir et blanc.


Marie n'aime pas la ratatouille.

Marie aime boire du lait glace avec une noisette de nutella au fond du verre, a deguster a la petite cuillere.


Marie n'aime pas les enfants qui hurlent des heures durant alors qu'ils sont assis a cote d'elle dans un avion.

Marie aime la chemise bucheron qu'elle a perdu a Paris.


Marie n'aime pas avoir perdu sa chemise bucheron.

Marie aime se prendre pour quelqu'un d'un peu special dans son genre.


Marie n'aime pas trouver la replique imparable deux heures apres que la conversation en question soit finie.

Marie aime l'opera, les suites de Bach pour Violoncelle, les Red Hot Chili Peppers et les nocturnes de Chopin.


Marie n'aime pas les paysages de cartes postales.

Marie aime l'idee d'avoir un Ukulele mardi.


Marie n'aime pas les happy ends. Et n'en fera donc pas.

# Posté le samedi 02 août 2008 10:45

Supposes sentiments et ressentis.

Supposes sentiments et ressentis.


Encore une fois, l'impermanence des choses aura eu raison de tout, y compris de nous.
J'arrive maintenant à ne plus accorder d'importance à rien.

-“What are you afraid of ?”
- “Of myself. Of constantly destroying everything I've cherished.”


Et ca n'est même plus le cas.
Inconstante : plus que jamais.
Destructive : sans doute plus pour les autres que pour moi-même.

J'aimerais savoir ce qu'elle pense. Ce n'est sans doute qu'une question de temps, puisque je semble toujours arriver a mes fins.
Je n'ai même pas envie de reconstruire.
C'est finalement bien égal ce qu'elle pense.

S'appliquer a cet exercice fastidieux qu'est celui d'écrire ses pensées supposées les plus profondes en même temps qu'elle ne fait que confirmer nos différences. Et ma paranoïa.
Je trouve sa démarche ridicule et la mienne quasi-noble. Et je suis on ne peut plus consciente que ca n'est objectivement pas le cas.
MC. J'ai clairement dit à celle dont il est question que je ne m'étais jamais autant confiée à personne qu'a elle. Juste pour qu'elle sache que finalement, elle est loin d'être la seule.

Vais-je lui demander pardon de l'avoir hypothétiquement blessée ?
Probablement.
Ce qui nous amènera encore une fois a une conversation stérile et agaçante.

Immature.

Je l'ai trouvée laide, incroyablement conne et d'une mièvrerie sans nom.

Décristallisation quand tu nous tiens
.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 02 août 2008 05:11

Chérie toi même, mon amour.

Apparament, elle ne s'est toujours pas remise de cette amitié passée.


Nous fumes comme Thelma et Louise, sans le suicide collectif a la fin du film, jamais l'une sans l'autre.
Jusqu'a ce qu'un beau jour, je ne daigne plus lui accorder la moindre importance.

Maintenant, elle veut que je lui rende des comptes, elle veut que je lui dise comment et surtout pourquoi ca s'est fini comme ca, sans tambours ni trompettes, platement; et elle ne veut pas que je la menage.

Alors je lui dirai la verite, que je suis un peu une salope sur les bords, un enfoire affectif au feminin, digne de figurer parmi la famille des grands mechants de chez Walt Disney.

Je lui dirai que je suis cette fille un peu kitch, avec une vision idealiste et fusionelle de l'amitie, mais que cette vision que je n'ai pas la chance de controler, semble s'acharner a vouloir me faire aimer de certaines personnes.
En clair : j'ai plus que tout voulu etre son amie la plus proche, celle qui saurait tout sur tout, qui comprendrait tout avant meme que les phrases ne soient prononcees. Et une fois ce stade atteint, satisfaite d'avoir obtenu ce que je voulais, je me lasse et m'en vais, la laissant la en pleine incomprehension, seule et depitee.

Je suis comme le mec qui promet mont
s et merveilles aux filles pour mieux les attirer dans son lit avant de les lacher, au petit matin, une clope a la bouche, le regard dedaigneux en leur disant qu'elles feraient mieux de degager avant qu'il ne les foute dehors.
A ceci pres que je suis une fille, qu'il n'y a rien d'equivoque dans mon comportement, que je ne cherche evidemment pas a coucher, et que bien sur, je ne fume pas.

Mais la base reste la meme
: enfoire affectif, pourriture, salaud / salope.


Voila ce que je lui dirai. Et quand elle pleurera de depit et de tristesse, je lui passerai un bras bienveillant autour des epaules, en murmurant n'importe quelle connerie qui la fera se calmer.
Et evidemment, elle me pardonnera, ne m'en tiendra meme pas rigueur.
Elle s'excusera meme d'avoir ete tellement envahissante, et voudra qu'on redevienne amies.

Je repondrai que pourquoi pas.
C'est tellement plus facile qu'une reponse franche et nette.

En attendant, me voila : Marie, 19ans, enfoiree affective avec certaines personnes (deux depuis le debut de ma vie. Ne vous en faites pas, vous qui lisez ces lignes, vous n'etes pas dedans. L'autre personne qui fut concernee ne savait meme pas ce qu'etait un blog.), froide et implacable analyste de la situation actuelle.
Et R.A.F.


Chérie toi même, mon amour.

# Posté le lundi 16 juin 2008 10:15